Manifesto (english)

We have opened our eyes, we will close the CIE

On October 18th 2014, a human chain made of dignity and hope enclosed the Immigration Detention Center at Zona Franca, sending out a clear message: We will close the CIE! Not here, not anywhere!

Today, after 8 months, we make again a call to the associational network to keep on building the pathway leading to the final shut down of the Center.

All these years of fight made us realize that our goal is possible. Collectively, we have broken the silence and we gave light to the obscurity that reigns in our system, an obscurity which covers and maintains the CIE. We have been reporting human rights violations and abuses all of these years, but also we provided a serial of minimum dignity conditions to the inmates, who were illegitimately imprisoned. Meanwhile in our society, common sense is taking over fear, selfishness and xenophobia: it is true that today there is a strong desire in all civil society and citizenship to close down the CIE.

With the past organized demonstrations and protests we achieved significant steps and goals, which were the key to transfer this agreement formed in the streets to the main institutions in Barcelona. For the first time in history, a work group attached to the Justice and Human Rights Commission has been created in order to study the phenomenon in the Catalonian Parliament. All the voices in that workgroup (lawyers, human rights organizations, representatives of the voluntary and syndicalist sectors…) have been unanimous: Immigration Detention Centers are institutions which only by their own existence they violate human rights, and because of this fact, the Catalonian Parliament needs to commit for their closing. Now, parliamentary groups are facing the challenge of adopting a resolution for the close down, which will be pioneer in Spain. This resolution should be accompanied by several specific actions to guarantee basic human rights of the migrant population within the scope of Catalonian political competences on this matter. And, in the case of a possible Catalan constitutional process, it must also be accompanied by a firm commitment that the Immigration Detention Centers will not have their place in Catalonia.

For all of these reasons, citizen protest actions have more sense and strength than ever. We must remind to the institutions that:
• They have no excuses for not using their capacity to eradicate human rights abuses and violations.
• The commitment to shutting down the CIE goes necessarily along with putting and end to the racist raids. Through these illegal practices, conducted by autonomic and local police officers, our neighbors are detained and sent to the Immigration Detention Centre, where they will be waiting to be deported.
• We will close the CIE and in the same spirit we will erase racism and indiscriminate repression from our society: from the sharp and bloody blades fences of Ceuta and Melilla, to the macro-flights of forced deportations.

The Immigration Detention Centres and their all-repressive approach are incompatible with the full respect for human rights. Their existence is inexcusable in a city which aspires to be an example of social justice. Repression and control must cease being the edge of immigration policies, and must leave room for hospitality, coexistence and interculturalism.

We don’t want to be accomplices of these violations, especially in our city. We will not allow the new political forces to keep on going without paying attention to the CIE phenomenon. If the CIE can be shut down in Greece, they can be shut down in Barcelona as well. As it happened in 2006, if they don’t close them, we will dismantle them.

For shame,
For dignity,
For justice,
We have already opened our eyes, we will close the CIE!

Manifeste (français)

Nous avons ouvert les yeux, nous fermerons le CIE

A Barcelone, le 18 octobre passé, une chaîne humaine faite d’espoir et de dignité, entourait le CIE de la Zona Franca et lançait un message très clair: On fermera le CIE. Pas de CIE ici ou ailleurs.

Aujourd’hui, près de 8 mois plus tard, nous interpellons à nouveau tous le réseau d’associations, toutes les citoyennes et citoyens de Catalogne, afin de poursuivre et mener à bout l’irréversible processus qui conduit à la fermeture des « Centres de la Honte ».

La lutte de ces dernières années nous a conforté et fourni les raisons pour affirmer que, si, c’est possible! Ensemble nous avons réussi, à rompre le silence qui couvrait ces centres d’un voile d’opacité, à dénoncer les situations journalières de violation des droits, à faire face à l’impunité avec laquelle sont couverts les abus qui arrivent à transparaître outre leurs murs, et à doter de conditions minimes de dignité les personnes qui y sont illégitimement emprisonnées. Pendant ce temps, le bon sens s’est imposé à la peur, à l’égoïsme et la xénophobie et nous pouvons affirmer aujourd’hui que la société civile et la citoyenneté veulent en finir avec les Centres de Détention d’Immigrants (CIE).

Grâce aux mobilisations comme celles qui ont eu lieu en octobre dernier, nous avons fait des progrès importants pour transférer aux institutions le processus pour la fermeture des CIE, qui s’est érigé dans la rue. Pour la première fois dans l’histoire, un groupe parlementaire a été créé –dans le cadre de la Commission de Justice et Droits Humains– et a abordé le problème. Toutes les voix des personnes qui sont intervenues dans ce groupe (juristes, représentants du monde associatif et syndical, organisations pour les droits humains, etc.) ont été unanimes: le CIE est une institution qui porte atteinte aux droits humains par le seul fait de son existence et il est indispensable que le Parlement de la Catalogne s’engage dans sa fermeture. Dès maintenant, les groupes parlementaires se doivent d’approuver une résolution pour la fermeture du CIE qui serait pionnière dans l’Etat espagnol. Cette résolution doit être accompagnée d’un ensemble de mesures spécifiques pour garantir, dès aujourd’hui, les droits des personnes immigrées dans le cadre des compétences du gouvernement catalan. Et, dans le cas d’un éventuel processus constitutionnel catalan, elle doit être aussi accompagnée de l’engagement ferme que les Centres de la Honte n’auront pas leur place en Catalogne.

C’est pour ces raisons que la mobilisation citoyenne doit, plus que jamais, retrouver son sens. Nous devons rappeler à toutes les administrations :
• que pour éradiquer les atteintes aux Droits de l’Homme, aucune excuse n’est recevable et que toute administration est compétente en la matière ;
• que non seulement nous attendons un engagement ferme de leur part pour clôturer les CIE, mais aussi qu’il faut dès aujourd’hui en finir avec les rafles racistes, les pratiques policières illégales menées avec la collaboration des corps de la police locale et celle des Autonomies, par lesquelles nos voisines et nos voisins sont arrêtées(és) dans la rue pour aller remplir le CIE où ils attendent d’être déportés ;
• que nous fermerons le CIE et que dans le même élan nous effacerons de notre société le racisme et la répression indiscriminée, depuis les lames acérées et sanguinaires des clôtures de Ceuta et Melilla, jusqu’aux macro-vols des déportations forcées.

Les CIE et le réseau des répressions sur lequel ils s’appuient ne sont pas compatibles avec le respect des Droits de l’Homme (et de la Femme). L’existence d’un CIE est inexcusable dans une ville qui se prétend à l’avant-garde de la justice sociale. La répression et le contrôle doivent disparaître des politiques migratoires et doivent laisser place à l’accueil, la cohabitation et la multiculturalité.

Parce que nous ne voulons pas être complices des violations des Droits de l’Homme (et de la Femme), surtout quand elles sont perpétrées chez nous. Parce que nous n’allons pas permettre que les nouveaux airs de régénération politique et d’engagement envers les Droits de l’Homme (et de la Femme) fassent oublier les Centres de Détention d’Immigrants (CIE). Parce que si on peut les fermer en Grèce, il n’y a pas d’excuse qui vaille pour ne pas les fermer ici. Parce que, comme en 2006, si eux ne les ferment pas, nous les démoliront nous-même.

Pour ne plus avoir Honte.
Pour la Justice.
Pour la Dignité.

Nous avons ouvert les yeux, nous fermerons les CIE !

Manifiesto (castellano)

Hemos abierto los ojos, cerraremos el CIE

El pasado 18 de octubre, una cadena humana de esperanza y dignidad rodeaba el CIE de la Zona Franca y enviaba un mensaje muy claro: Cerraremos el CIE. Ni Aquí, ni en ningún otro sitio.

Hoy, unos 8 meses más tarde, volvemos a interpelar a todo el tejido asociativo, a las ciudadanas y a los ciudadanos de Catalunya, para seguir construyendo de manera conjunta el camino irreversible hacia el cierre de los Centros de la Vergüenza.

La lucha de estos últimos años nos ha colmado de razones para saber que sí se puede. Juntas hemos conseguido romper el silencio que cubría estos centros de un velo de opacidad, denunciar las situaciones diarias de vulneración de derechos, plantar cara a la impunidad con la que se pretende amparar los abusos que atraviesan sus muros y dotar a las personas que se encuentran ilegítimamente encarceladas, de unas condiciones mínimas de dignidad. Mientras tanto, el sentido común se ha ido imponiendo sobre el miedo, el egoísmo y la xenofobia: a día de hoy, podemos afirmar que la sociedad civil y la ciudadanía quieren acabar con los Centros de Internamiento de Extranjeros.

Con movilizaciones como las que tuvieron lugar el pasado octubre, hemos conseguido dar pasos importantes para trasladar a las instituciones este consenso por el cierre de los CIE que se ha ido tejiendo en la calle. Por primera vez en la historia, se ha creado un grupo parlamentario –en el marco de la Comisión de Justicia y Derechos Humanos– que ha abordado esta problemática tan grave. Todas las voces de las comparecientes de este grupo (juristas, representantes del mundo asociativo y sindical, organizaciones de derechos humanos, etc.) han sido unánimes: el CIE es una institución que de por sí vulnera los derechos humanos y por ello es necesario que el Parlament de Catalunya se comprometa con su cierre. Ahora, los grupos parlamentarios tienen sobre la mesa el reto de aprobar una resolución a favor del cierre del CIE que sería pionera en el Estado español. Una resolución que debe ir acompañada de un conjunto de medidas concretas para garantizar, desde hoy mismo, los derechos de las personas inmigradas dentro del margen competencial del gobierno catalán, así como el firme compromiso de que ante un eventual proceso constituyente catalán los Centros de la Vergüenza no tendrán cabida.

Por estas razones, la movilización ciudadana vuelve a cobrar más sentido que nunca. Debemos recordar a todas las administraciones que para erradicar las vulneraciones de derechos humanos ya no hay excusa que valga. Que por el respeto a los derechos humanos, toda administración es competente. Que no solo es necesario un compromiso firme para cerrar el CIE, sino que desde hoy mismo deben cesar las redadas racistas. Unas prácticas policiales llevadas a cabo con la colaboración de los cuerpos de policía autonómicos y locales, con las que se detienen a nuestras vecinas y vecinos a pie de calle para poder llenar los CIE a la espera de ser deportadas. Que cerraremos el CIE y cogeremos fuerzas para borrar el racismo y la represión indiscriminada de nuestra sociedad: desde las sanguinarias cuchillas de las vallas de Ceuta y Melilla hasta los macro-vuelos de deportación forzosa.

Los CIE y el entramado represivo en el que se enmarcan son incompatibles con el respeto a los Derechos Humanos. La existencia de un CIE es inexcusable en una ciudad que quiere convertirse en pionera de la justicia social. La represión y el control deben dejar de ser el eje que guía las políticas migratorias, y deben dar paso a la acogida, la convivencia y la interculturalidad.

Porque no queremos ser cómplices de las vulneraciones de derechos humanos, tampoco con las que se cometen en nuestra ciudad. Porque no vamos a permitir que los aires nuevos de regeneración política y compromiso con los derechos humanos pasen de largo de los Centros de Internamiento de Extranjeros. Porque si se pueden cerrar en Grecia, no hay excusa que valga para no hacerlo aquí. Porque, como ya pasó en el 2006, si no los cierran ellos, los desmontaremos nosotras.

¡¡ Por Vergüenza !!
¡¡ Por Justicia !!
¡¡ Por Dignidad !!

Ya hemos abierto los ojos, ¡ cerraremos el CIE !

Stop Mare Mortum se suma a la convocatòria del 20J

Stop Mare Mortum,logo-mortum (1) Plataforma aturem el genocidi al Mar Mediterrani és un col·lectiu creat recentment arran de les més de 800 morts al Mediterrani el 19 d’abril de 2015. Un fet que ens va alertar i que ens va impulsar a mobilitzar entitats i ciutadania per denuncia i condemna el Genocidi Migratori que està convertint el mar Mediterrani en un cementiri. Davant aquesta realitat, volem incidir per aconseguir un canvi real en les polítiques d’estrangeria i migratòries dels països de Unió Europea i alhora sensibilitzar a la ciutadania d’aquesta situació d’alerta.

Ens sumem a l’acció de Tancarem el CIE perquè creiem que els Centres d’Internament d’Estrangers són una peça més de l’engranatge de les polítiques migratòries europees que continuen veient la immigració irregular com una vulneració de les fronteres europees, i no com una crisi humanitària, posant els interessos econòmics per davant de la vida i de la dignitat humanes. Pel dret a la vida i a la dignitat humanes, tanquem els CIEs.

stopmaremortum.wordpress.com

El Consell de Ciutat aprova una declaració contra el CIE gràcies a l’impuls de les entitats de “Tancarem el CIE”

EncercladaCIEUn pas endavant en la lluita contra el Centre d’Internament per a Estrangers (CIE) de Barcelona. El Consell de Ciutat, l’òrgan consultiu i de participació entre la ciutadania i l’Ajuntament de Barcelona, va aprovar ahir dilluns dia 10 de novembre, una declaració sobre el CIE de Barcelona.

Les entitats de la campanya Tancarem el CIE vam presentar ahir la declaració, que ara passarà al ple municipal de Barcelona per ser ratificada pels grups municipals. El text reclama replantejar l’internament de persones estrangeres, insta al respecte escrupolós dels Drets Humans i reclama a l’Ajuntament que s’impliqui en la vigilància i la fiscalització del centre.

Tot seguit, reproduïm el text íntegre aprovat ahir: Continua la lectura de El Consell de Ciutat aprova una declaració contra el CIE gràcies a l’impuls de les entitats de “Tancarem el CIE”

Com arribar 18 octubre al CIE? Busos llançadora disponibles

L’Encerclada al Centre d’Internament per a Estrangers (CIE) de Barcelona, el segon acte de la mobilització ciutadana de la campanya Tancarem el CIE, es farà el dissabte dia 18 d’octubre a partir de les 17h de la tarda davant del centre, situat al carrer E de la Zona Franca de Barcelona. Us convoquem a ser-hi per mostrar el rebuig al centre i reclamar-ne el seu tancament. Per a facilitar l’accés a la mobilització, l’organització facilitarà busos llançadora gratuïts des de la parada Bellvitge del metro (L1). Us recomanem que agafeu els busos com més aviat millor, a partir de les 16h, per evitar aglomeracions; no us espereu als darrers busos llançadora.

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Com arribar al CIE?

  • Bus llançadora: Bellvitge (L1) – CIE

o   Es podrà agafar a l’estació de metro de Bellvitge (L 1) a partir de les  16h i hi haurà busos fins les 17,30h.  Us recomanem agafar els primers busos. De tornada, els busos llançadora al CIE sortiran a partir de les 19 h de la tarda.

  • En transport públic

o   Es pot agafar l’autobús  109 a Pl. Espanya

o   Es pot agafar l’autobús 21 a l’avinguda Paral·lel

  • En bicicleta:

o   Punt de trobada: Plaça Espanya / Av. Reina Maria Cristina a les 16h.

  • En vehicle privat:

La ruta des de plaça Espanya dura 15 minuts en vehicle privat.

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Los rostros del CIE, Abdou Sech

Pau Coll – Ruido Photo
Pau Coll – Ruido Photo

Els propers dies us donarem a conèixer els rostres del CIE recollits en el reportatge de Pau Coll per Ruido Foto. Són persones que han passat per Centres d’Internament per a Estrangers de tot l’Estat i mostren la seva experiència i vivències posteriors.

Abdou Sech. Senegal. 53 días en el CIE.

Adbou no se llama Abdou. Escogió este nombre para aparecer en el reportaje en recuerdo de un amigo suyo deportado hace poco más de un mes. Esconde su identidad por la orden de expulsión que tiene vigente. Su historia empieza en el 2008 en un hospital de la periferia de Kaolack, Senegal, en el que su madre agonizaba. “Yo no soy el mayor, pero mi madre, cuando moría en el hospital, sus ultimas palabras me las dijo a mi: cuida de tu familia”. Abdou se quedó sin padre ni madre y con 6 hermanos “y desde ese día he sacrificado mi vida para venir aquí. He hecho 4 días de mar, sin comer, sin beber…Yo he venido con amigos de mi mismo barrio, se han muerto delante mío, en la patera mismo. Te mueres, la gente te mira, estas muerto, te cogen, y al agua”.

Hoy, Abdou vive en uno de esos pueblos de la costa mediterránea que los turistas invaden 3 meses al año. El 31 de marzo de este año fue detenido en la estación de tren del aeropuerto del Prat en Barcelona. Fue entonces cuando supo que tenía una orden de expulsión del país que nunca se le había notificado. Fue entonces cuando conoció el CIE de la Zona Franca de Barcelona.

“La comida es… tu sabes que esto no lo vas a comer, malísima. Nunca comería eso en la calle. Y la poli, cuando vienen enfadados, tu tienes que pagar los platos rotos. Yo he iniciado dentro una huelga de hambre. Cuando yo estaba dentro, había una paisano mío (refiriéndose a Mamadou Balde), cuando el llevaba cinco días nos empezamos a conocer, hablamos, compartimos tabaco y tal. Yo cada día lo veía peor, se encontraba flojo, cada día mas delgado, tosía y le salía sangre.” Una noche, justo antes de entrar en las celdas, Mamadou se desplomó delante de todo el mundo. A las pocas horas estaba hospitalizado y diagnosticado con tuberculosis. Al día siguiente, aproximadamente la mitad de personas internas en el CIE de la Zona Franca se plantaron en huelga de hambre para pedir análisis médicos. “Están jugando con mi vida, yo no lo voy a permitir, yo he entrado sano, si me expulsan me tienen que llevar sano a mi país, si me sueltan, también: me tienen que soltar sano”.

Los huelguistas consiguieron negociar directamente con el director del centro, que aprobó una revisión medica para las personas más cercanas a Mamadou. Abdou estuvo entre los seis primeros analizados. Los seis dieron positivo en tuberculosis y se les agendó una segunda prueba al cabo de 4 días para confirmar el diagnóstico. La mayoría de estas pruebas nunca se pudo realizar. Cinco de los seis positivos fueron puestos en libertad antes, incluyendo a Abdou. “Me he encontrado bien. Fui al médico pero aún tengo que esperar que me manden la tarjeta del médico de aquí”.

Los rostros del CIE, Ion Starescu

Pau Coll – Ruido Photo
Pau Coll – Ruido Photo

Els propers dies us donarem a conèixer els rostres del CIE recollits en el reportatge de Pau Coll per Ruido Foto. Són persones que han passat per Centres d’Internament per a Estrangers de tot l’Estat i mostren la seva experiència i vivències posteriors.

Ion Starescu. Rumania, 56 días en el CIE.

Ion era vigilante de seguridad en Rumania, un oficio que lo convirtió en un hombre rudo. Vino hace ocho años. Trabajando en la construcción en Madrid se gana mucho más que como custodio en Buzău, su ciudad natal, pero al poco tiempo se quedo sin trabajo y en la calle. Pensó en regresar pero su pareja, una inmigrante peruana con problemas de salud, le hizo quedarse. Actualmente vive en un descampado a cambio de vigilarlo.

Durante la conversación su novia le llama en varias ocasiones, tiene miedo de que sea demasiado sincero. Ion esta amenazado. “Vino el jefe de la policía y me dijo -piénsate en hablar al periódico o a otra cosa porque tu puedes morir en cualquier momento, sabemos donde vives-. No pasa nada, nadie tiene dos vidas, por dios”. A Ion lo detuvieron volviendo de un comedor social, era el 29 de abril de 2014 y lo encerraron en el Centro de Internamiento de Extranjeros de Madrid. “Es más como una cárcel de Guatemala, por dios, traen un perro y un perro no come . Entré con 84 y mira como estoy ahora, 60 kilos peso, en dos meses.”

A Ion le notificaron cinco veces orden de expulsión. Cuenta como en dos ocasiones le subieron a un vuelo comercial que se dirigía a Rumania. Iba maniatado y escoltado por cuatro agentes, pero encontró la manera de impedir su deportación. “Les pedí que quería hablar con el comandante de el avión. Yo tengo la familia aquí, yo no quiero viajar a Rumania, le dije. -No pasa nada, en cinco minutos eres libre, yo soy el comandante y el avión es mío-“. Repetidamente, los policías golpearon a Ion en las costillas pidiéndole que hablara en castellano, pero el piloto del avión solo hablaba rumano. Los pasajeros estaban asustados. Asegura que en el furgón de vuelta los golpes se repitieron, siempre en el cuerpo. Nunca en la cara.

Ion cuenta que después de las agresiones ni el doctor del centro ni Cruz Roja le quisieron hacer un parte médico. También afirma que recibió golpes dentro del CIE. “Los que más reciben son los de Suramérica, reciben mucho más, no sé porqué”.

“Yo tengo mi pasaporte, yo me voy solo a Rumania, no con violencia, no con golpes, así, me voy cuando yo quiero porque soy europeo, hoy estoy aquí y mañana en Francia, o donde quiera”.

Los rostros del CIE, Zauhi Mohamed

Pau Coll – Ruido Photo
Pau Coll – Ruido Photo

Els propers dies us donarem a conèixer els rostres del CIE recollits en el reportatge de Pau Coll per Ruido Foto. Són persones que han passat per Centres d’Internament per a Estrangers de tot l’Estat i mostren la seva experiència i vivències posteriors.

Ion Starescu. Rumania, 56 días en el CIE.

Ion era vigilante de seguridad en Rumania, un oficio que lo convirtió en un hombre rudo. Vino hace ocho años. Trabajando en la construcción en Madrid se gana mucho más que como custodio en Buzău, su ciudad natal, pero al poco tiempo se quedo sin trabajo y en la calle. Pensó en regresar pero su pareja, una inmigrante peruana con problemas de salud, le hizo quedarse. Actualmente vive en un descampado a cambio de vigilarlo.

Durante la conversación su novia le llama en varias ocasiones, tiene miedo de que sea demasiado sincero. Ion esta amenazado. “Vino el jefe de la policía y me dijo -piénsate en hablar al periódico o a otra cosa porque tu puedes morir en cualquier momento, sabemos donde vives-. No pasa nada, nadie tiene dos vidas, por dios”. A Ion lo detuvieron volviendo de un comedor social, era el 29 de abril de 2014 y lo encerraron en el Centro de Internamiento de Extranjeros de Madrid. “Es más como una cárcel de Guatemala, por dios, traen un perro y un perro no come . Entré con 84 y mira como estoy ahora, 60 kilos peso, en dos meses.”

A Ion le notificaron cinco veces orden de expulsión. Cuenta como en dos ocasiones le subieron a un vuelo comercial que se dirigía a Rumania. Iba maniatado y escoltado por cuatro agentes, pero encontró la manera de impedir su deportación. “Les pedí que quería hablar con el comandante de el avión. Yo tengo la familia aquí, yo no quiero viajar a Rumania, le dije. -No pasa nada, en cinco minutos eres libre, yo soy el comandante y el avión es mío-“. Repetidamente, los policías golpearon a Ion en las costillas pidiéndole que hablara en castellano, pero el piloto del avión solo hablaba rumano. Los pasajeros estaban asustados. Asegura que en el furgón de vuelta los golpes se repitieron, siempre en el cuerpo. Nunca en la cara.

Ion cuenta que después de las agresiones ni el doctor del centro ni Cruz Roja le quisieron hacer un parte médico. También afirma que recibió golpes dentro del CIE. “Los que más reciben son los de Suramérica, reciben mucho más, no sé porqué”.

“Yo tengo mi pasaporte, yo me voy solo a Rumania, no con violencia, no con golpes, así, me voy cuando yo quiero porque soy europeo, hoy estoy aquí y mañana en Francia, o donde quiera”.

Los rostros del CIE, Hibra

Pau Coll – Ruido Photo
Pau Coll – Ruido Photo

Els propers dies us donarem a conèixer els rostres del CIE recollits en el reportatge de Pau Coll per Ruido Foto. Són persones que han passat per Centres d’Internament per a Estrangers de tot l’Estat i mostren la seva experiència i vivències posteriors.

Hibra , Senegal. 39 días en el CIE.

Hibra es un nombre falso. Este hombre de 34 años siempre usa el nombre de un sobrino suyo cuando habla con desconocidos sobre su historia. “Yo vine aquí para conseguir un futuro mejor para mis hijos, un futuro que yo nunca he tenido, por eso arriesgué mi vida, por ellos. He venido a España tres veces: en 2006, 2007 y 2008. Las dos primeras veces no tuve suerte, pero me mandaron al Senegal sin ningún problema. En 2008 cuando me pillaron, me juzgaron y me acusaron por ser el capitán del barco (la patera). Me condenaron a tres años”. Hidra era pescador en Dakar, y tenia una barcaza.

“Esos tres años yo lo he pagado como se tiene que pagar, porque tampoco hay otra solución no? Y lo pago dignamente, no he tenido problemas con nadie (…) Ahora mismo el mejor amigo que tengo es el capellán de la cárcel, el mejor amigo que tenemos todos los inmigrantes aquí. Yo le llamo ‘viejo Nacho’. Lo poco que ganaba en la cárcel él me ayudaba para mandarlo a mi familia”.

Terminada su condena, Hibra fue liberado de la cárcel. Vivió y trabajó durante tres años en la localidad de Valeria la Buena (Valladolid) como cuidador de caballos. “Me gustaba pero no es lo mío, pero yo cualquier trabajo intento hacerlo porque a mi en la vida lo que me da felicidad es trabajar y cuidar a mi familia”. El 17 de enero del 2014 Hibra se dirigía a Valladolid a comprar alimentos cuando fue detenido por no tener documentación y trasladado al Centro de Internamiento de Aluche, en Madrid. “El Cie es inhumano. Yo pasé tres años en la cárcel y un mes y medio en el CIE, si quieren llevarme al CIE prefiero estar el doble de tiempo en la cárcel, es lo peor que he visto en mi vida”.

“Yo lo que me pensaba era grave porque había un avión el día 13 de febrero para el Senegal. Por eso me cogieron”. ONGs, amigos y funcionarios publicos de Valeria hicieron escritos a su favor para que no lo deportaran. “Por eso estoy hablando contigo, si no fuera por el apoyo de toda la gente ahora no estaría aquí. El alcalde de Valeria, la gente de Cubilla de Serrato, el viejo Nacho. La gente que me ayuda están ayudando a los inmigrantes todos los días, pero no se ve”. Él se salvo, pero, según Hibra, el 13 de febrero, 34 personas que estaban encerradas en el CIE de Aluche fueron deportadas al Senegal. “Te tienes que portar muy bien muy bien o super bien para que no te peguen (…) Yo no tuve problemas, si pides derechos pero no te los dan pues no los pidas, agaché la cabeza hasta ahora”.

El día que Hibra fue liberado, los vecinos de Valeria la Buena organizaron una fiesta.